Nouvelles

L’inquiétude du CPM se confirme: le fédéral veut couper dans les soins de santé

La volonté du Gouvernement fédéral est devenue on ne peut plus claire hier avec les déclarations fracassantes de son
ministre des finances M. Jim Flaherty et celles du premier ministre Harper à l’effet de limiter la hausse des transferts fédéraux en santé, à la santé financière du pays.

Cette corrélation aussi inappropriée qu’injuste n’est pas nouvelle soutient le Conseil pour la protection des malades (CPM). La Nouvelle Zélande a adopté cette mesure déjà et le rapport Ménard en 2005 la proposa. Cette façon de voir la santé équivaut à dire que si l’économie du pays ne va pas bien, on coupera dans les soins et dans les transferts aux provinces.

Cette logique toujours discutable équivaut paradoxalement à convenir que les budgets pour les soins ne seront pas attribués en fonction des besoins mais en fonction de l’économie. «Si on est cassé, on ne vous soignera pas » a ironisé le président du CPM, Paul G. Brunet. Alors que la littérature indique plutôt que c’est lorsque l’économie va mal, que les gens s’appauvrissent, qu’ils sont plus malades et que les besoins en soins sont plus importants qu’il faut intervenir plus généreusement dans l’offre de soins.

Le rapport Romanow de 2002, dont plusieurs des recommandations furent suivies avant la venue du gouvernement conservateur, proposait quant à lui que le Gouvernement fédéral assume toujours 25% des coûts de santé, quitte à ce que les fonds transférés comportent des cibles précises afin que les provinces ne dilapident pas ces fonds en bureaucratie et autres dépenses trop indirectes pour les soins aux patients.

C’est la position du CPM et celle des centaines de Comités des usagers et de Comités des résidents qui lui sont affiliés, soit que le Gouvernement fédéral assume pleinement ses responsabilités constitutionnelles et politiques en matière de santé et s’appuie sur les valeurs canadiennes de solidarité et de compassion plutôt que sur des considérations déconnectées des besoins des canadiens et des québécois.
, ..
Le CPM joint sa voix aux ministres des finances des autres provinces concernées.

Rappelons que le Conseil pour la protection des malades est un organisme privé, sans but lucratif, voué à la protection et à la défense des droits des usagers du réseau de la santé. II regroupe des comités d’usagers et des résidents implantés dans plusieurs établissements de santé situés aux quatre coins du Québec.

-30-

Source: Me Paul G. Brunet, m.a.p. Président
Conseil pour la protection des malades (CPM)
1000, rue Saint-Antoine Ouest, bureau 609
Montréal, Qc H3C 3R7
Téléphone: (514) 861-5922 – sans frais: 1877.CPM.AIDE
Cel!. : (514) 592-0127
Télécopieur: (514) 861-5189
Courriel : info@cpm.qc.ca – Site Web: www.cpm.qc.ca

Télécharger le communiqué