Nouvelles

Santé: deux bonnes nouvelles pour les patients, mais…

Deux bonnes nouvelles sont entendues ces jours-ci par le Conseil pour la protection des malades et surtout pour les patients québécois ces derniers jours.

Première bonne nouvelle: Une entente est intervenue entre la grande majorité des employés de l’État, chargés de soigner les patients et soutenir le réseau public des soins de santé. Depuis toutes ces années et cette succession au pouvoir par les deux principaux partis politiques confondus, où l’État recourut à l’imposition des conditions de travail, l’entente annoncée pourrait certainement et non seulement assurer aux employés du réseau de meilleures conditions mais aussi, rassurer les patients qu’ils n’auront pas à subir de grève ou d’autres moyens de pression dans la prestation de soins attendue.

Mais cela ne sera pas complet tant que tous les employés, et particulièrement les infirmières et autres professionnels de la F.I.Q., puissent elles aussi y trouver leur compte. À Défaut, de plus en plus d’entre elles pourraient continuer à préférer le réseau privé au réseau public de soins comme milieu de travail et pourraient venir aggraver ainsi la fausse pénurie d’infirmières et le peu d’attrait que les conditions du public leur offrent actuellement.

Deuxième bonne nouvelle: Le réacteur NRU de Chalk River Ontario qui produit des isotopes médicaux a repris du service, plus d’un an après qu’on eut promis de le réparer. Les patients et les médecins pourront recommencer à y avoir accès.

Mais le Conseil pour la protection des malades demeure inquiet de la suite des actions par les organismes fédéraux concernés, notamment Énergie atomique Canada et la Commission canadienne de sûreté nucléaire, compte tenu de la position du gouvernement fédéral de M. Stephen Harper à l’effet que le Canada abandonnera la production d’isotopes médicaux. Que ce dernier dictera-t-il aux organismes chargés d’assurer un approvisionnement sécuritaire aux hôpitaux canadiens pour l’avenir ? Une clarification s’impose de la part du gouvernement fédéral afin de rassurer les 3 000 patients canadiens qui doivent avoir recours aux isotopes médicaux quotidiennement afin de permettre une détection adéquate de maladies aussi graves que le cancer.

Rappelons que le CPM est un organisme sans but lucratif voué à la protection et à la défense des droits des usagers du réseau de la santé. Il regroupe des comités d’usagers implantés dans autant d’établissements de santé situés aux quatre coins du Québec.

-30-

Source : Me Paul G. Brunet, m.a.p. Président
Conseil pour la protection des malades (CPM)
1000, rue Saint-Antoine Ouest bureau 609
Montréal, Qc H3T 3R7
Téléphone: (514) 861-5922
Cell. : (514) 592-0127

Télécharger le communiqué